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Les chiffres sur les fuites urinaires en France

L'incontinence urinaire demeure encore taboue dans notre société et pourtant, cette pathologie grandissante avec le vieillissement de la population concerne de plus en plus de personnes, même les jeunes. L'incontinence constitue un véritable enjeu de santé publique étant donné que plus de trois millions de Français de tous les âges se replient sur eux-mêmes, ne supportant plus de craindre en permanence la survenue d'une fuite. Quelles sont les statistiques actuelles en France et quels sont les conseils pour y remédier ?

Les cas d'incontinence urinaire

L'incontinence urinaire se traduit par des pertes d'urine involontaires et incontrôlables. Ce sujet ne s'aborde pas ouvertement et les personnes touchées se retrouvent dans une situation embarrassante, ne sachant pas vers qui se tourner pour retrouver un quotidien normal. Même de petites fuites urinaires gâchent la vie au point de provoquer un isolement social. La pathologie se manifeste sous plusieurs formes pouvant avoir différentes causes. Le type d'incontinence le plus fréquent reste celui lié à un effort physique exerçant une pression sur les muscles du périnée pour 50 % des patientes incontinentes. Tousser, éternuer, rire ou encore subir un traumatisme peuvent également déclencher une fuite urinaire. Par ailleurs, une urgente envie d'uriner sans pouvoir se retenir peut en être la cause. Cette instabilité vésicale se caractérise par une pression montant dans la vessie pendant la phase de remplissage. Le sphincter ne présente aucun déficit et pour autant, la fuite se produit avant même avoir eu le temps de rejoindre les toilettes.

Un problème majoritairement féminin

Les trois quart des personnes souffrant de troubles urinaires sont des femmes et plus elles prennent de l'âge, plus elles sont sujettes aux fuites urinaires. Cette injustice s'explique par le fait que l'urètre de la femme est plus court et le périnée davantage sollicité. Ainsi, plus de trois millions de femmes sont concernées et certaines études évoquent même que le chiffre va bien au-delà, montant à six millions. Il ressort d'une étude norvégienne que 12 % des femmes de moins de 30 ans souffrent d'incontinence, touchant 20 à 35 % des femmes n'ayant pas eu d'enfant. Le pic maximal de prévalence est atteint autour de la cinquantaine. Puis, le chiffre passe à 25 % entre 60 et 69 ans pour faire un bon à 32, voire 50 % pour les femmes de plus de 80 ans. Néanmoins aux alentours de 70 ans, les femmes et les hommes se retrouvent quasiment à égalité face à cette manifestation désagréable. En outre, le pourcentage d'incontinence urinaire augmente de 10 à 15 % pendant la grossesse tandis qu'il n'est que de 5 % pour les jeunes hommes du même âge. En effet, le périnée est encore plus stimulé pendant l'accouchement. La prévalence des symptômes chez toutes les mamans diminuent dans les trois premiers mois du post-partum. A long terme, l'accouchement vaginal n'a donc aucune incidence sur l'apparition ou la persistance de cette affection. D'autre part, près de 50 % des patientes incontinentes, quel que soit l'âge, souffrent de fuites urinaires d'effort, prédominant chez la femme de moins de 50 ans. Le sujet est préoccupant puisque environ 20 % des patientes avouent que l'incontinence urinaire d'effort retentit négativement sur leur qualité de vie. Enfin, 10 à 20 % souffrent d'une incontinence urinaire par impériosité, concernant plutôt la femme de plus de 50 ans.

L'incontinence urinaire chez l'homme

Toutes les catégories d'âge de la population masculine peuvent être affectées par cette pathologie. La miction impérieuse mène autant la vie dure aux hommes qu'aux femmes puisqu'à l'âge de 18 ans et plus, ils sont de 12 à 16 % à ressentir une irrésistible envie d'uriner. En prenant de l'âge, il a été constaté sans surprise que ce chiffre augmente. Quant à l'incontinence urinaire d'effort, les hommes en sont les premières victimes à cause des soucis prostatiques. Pour pallier à ce problème, il est possible de subir une intervention pour éradiquer le cancer de la prostate. L'incontinence peut alors persister pendant six mois pour 25 % des patients. L'incontinence peut demeurer permanente pour 3 à 5 % des cas. Dans cette situation, seule un acte de chirurgie peut venir à bout de ce désagrément grâce à la pose d'un sphincter urinaire artificiel. Quelle que soit la cause d'incontinence urinaire, les hommes évoquent un impact sur tous les domaines de la vie, avec un retentissement social important.

L'incontinence urinaire chez l'enfant

Il n'est pas rare qu'un enfant fasse pipi au lit. Il s'agit de l'énurésie qui concerne 49 % entre 3 à 4 ans, 15 % des enfants de 7 ans, et 2 à 3 % des enfants de 11 à 12 ans. En revanche, l'incontinence diurne n'affecte que 2 à 4 % des enfants âgés de 5 à 7 ans. Si les parents ne prennent pas en charge ce problème, 3 % des enfants souffrant s'exposent au risque de le rester à vie.

Un souci bénin

Il est essentiel de parler de ces troubles à son médecin car des traitements existent. Certains médicaments réduisent les spasmes responsables des fuites urinaires. Il faut trouver la cause de l'incontinence afin de savoir comment la soigner. Ainsi, il suffit de soigner une infection urinaire si c'est cela qui provoque la fuite. Dans le cas où la prise d'un médicament spécifique est la source du problème, il faudra alors changer de remède. Il est possible que l'incontinence soit simplement passagère, due à une cause précise. Les protections constituent alors la meilleure solution. Elles sont conçues de manière à rester discrètes et à absorber efficacement l'urine tout en camouflant les odeurs. Lorsque la cause est physiologique, des séances de rééducation peuvent être prescrites afin de tonifier les muscles situés autour de la vessie. Le kinésithérapeute peut introduire une petite sonde vaginale afin de renforcer les muscles du périnée. Certains exercices peuvent se pratiquer chez soi, en prenant soin de contracter ces muscles plusieurs fois par jour en seulement quelques minutes. Une intervention chirurgicale est envisagée si rien ne fonctionne. Le chirurgien peut placer une bandelette sous l'urètre afin de soutenir la vessie lors de mouvements de pression dans l'abdomen. Cette opération réalisée sous anesthésie générale dure à peine 30 minutes et la clinique garde ses patients durant deux jours. Et bien entendu, il est primordial de continuer de boire beaucoup d'eau. Ne pas boire suffisamment est en effet une des causes principales d'infections urinaires où l'envie d'uriner est irrépressible mais aussi particulièrement douloureuse.

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