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Les conséquences de la dépendance chez les personnes âgées

La dépendance se traduit par la perte d’autonomie, résultant dans l’incapacité de réaliser seul les actes de la vie quotidienne. Elle peut être psychique et/ou physique, mais n’agit cependant pas seulement sur la santé des séniors. En effet, elle entraîne différentes conséquences au niveau physique, psychologique, relationnel mais aussi financier, que nous allons développer ci-dessous.

La dépendance synonyme de perte d’autonomie

Une personne est considérée comme dépendante à partir du moment où elle garde ses fonctions cognitives, mais a besoin d’aide dans la réalisation des actes de la vie quotidienne. En effet, que cela soit pour l’hygiène, l’habillage, l’alimentation ou encore les déplacements, les personnes âgées ont généralement besoin de quelqu’un pour réaliser ces tâches qui nous paraissent bégnines mais qui se révèlent être un réel combat pour celles-ci.

Ainsi, il existe plusieurs niveaux de dépendance, allant de la dépendance légère à la dépendance lourde. Par exemple, le niveau 1 signifie que les personnes dépendantes ne sont plus capables d’effectuer 2 des 6 actes essentiels, tandis que celles du niveau 4 ne peuvent plus réaliser seuls 5 des 6 actes.

Les aidants peuvent donc assister à la mobilité ou encore à la nutrition, à l’hygiène corporelle ou à la toilette de la personne dépendante. L’incontinence est également un problème majeur chez les personnes âgées : un tiers des personnes de plus de 75 ans souffrent de l’incontinence urinaire et 30 à 50 % des personnes âgées en établissement sont touchées par l’incontinence fécale. Les troubles mentaux ou des accidents, tels qu’une chute, peuvent également déclencher une incontinence transitoire ou chronique.

La dépendance à l’origine de l’isolement voire de la démence

Avec l’âge, la personne âgée est confrontée à plusieurs changements dans sa vie privée, sa façon de vivre ou encore son environnement. Le départ en retraite, le décès d’un proche, le sentiment de solitude, d’impuissance, d’abandon ou encore de désespoir peuvent ainsi être à l’origine de l’isolement social. En effet, un quart des personnes en situation d’isolement social et relationnel sont des personnes âgées de plus de 75 ans, soit 1,2 millions. Si l’on observe l‘évolution de l’espérance de vie et le papy-boom en France, ce chiffre pourrait monter à 4 millions d’ici 25 ans.

De plus, la personne dépendante, ne pouvant plus s’occuper d’elle-même, sera éventuellement obligée de quitter son domicile pour héberger dans une maison de retraite médicalisée. Elle devra accepter et intégrer l’assistance quotidienne d’un aidant ou des proches. Or, s’adapter à une nouvelle situation n’est pas toujours facile. La vieillesse entraîne des changements naturels mais parfois aussi inattendus. Il est ainsi possible qu’elle tombe dans la démence, qui peut dégrader les fonctions cognitives et nuire au raisonnement et au comportement de la personne. Dans le monde, près de 48 millions de personnes sont démentes et chaque année, on compte presque 8 millions de nouveaux cas décelés. Dans 70 % des cas, la maladie d’Alzheimer représente d’ailleurs la principale cause de démence.

Mais la démence n’influence pas uniquement la vie de la personne dépendante. Elle est également éprouvante pour les proches, les membres de la famille et les amis. Touchés par l’état de l’ainé et souvent débordés par les évènements, les attentes de la personne dépendante et l’énorme responsabilité par l’inversement des rôles, les aidants ressentent une grande pression physique et psychologique. Les conséquences ne sont pas surprenantes : surcharge psychologique entre la vie privée et professionnelle, dépression ou détachement (in)conscient de la situation. En France, plus de 80 % des personnes se sentent concernées par la dépendance.

Le plan MONALISA, Mobilisation Nationale contre l’Isolement des Personnes Agées a alors d’ailleurs été lancé en janvier 2014 pour lutter contre l’isolement des ainés, tout en en créant des solidarités territoriales et nationales. « Ce sont des gens en grande souffrance, qui cumulent souvent des handicaps comme la santé, le manque de mobilité, des problèmes financiers (...). Ce sont des oubliés de la vie ! », explique la bénévole Huguette Delaune, éducatrice spécialisée dans le domaine de la retraite.

Des conséquences financières importantes

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la dépendance coûte cher. En effet, comme Jean-François Ropelewski, directeur marketing chez AG2R La Mondiale, l’a annoncé : « Que l’on s’organise pour rester chez soi ou que l’on soit accueilli dans un établissement spécialisé, le coût est en moyenne de 2.000 à 2.200€ par mois en cas de dépendance totale ». De plus, une étude menée en 2012 par la Direction Générale de la Cohésion Sociale et la Caisse nationale de Solidarité montre qu’un hébergement dans un EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) coûte en moyenne 35.000 euros par an, soit 2.900 euros par mois. Ces dépenses, comprenant les soins dispensés, l’hôtellerie, l’accompagnement et les services et les frais de vie sociale, sont principalement prises en charge par la famille, puis par les Conseils généraux à travers l’allocation personnalisée d’autonomie. L’Assurance Maladie (CNSA) peut également intervenir, tout comme l’aide sociale à l’hébergement. Si la personne âgée dépendante se fait soigner à domicile, il faudra alors prendre en compte le loyer, les services offerts par l’aidant et les frais de médicaments.

De plus, une assurance dépendance peut aider au financement des frais engagés. En échange d’une cotisation mensuelle entre 20 et 100 euros, l’assureur verse une rente viagère entre 300 et 1.500 euros, fournit des prestations d’assistance, et met souvent un capital d‘aménagement à disposition afin de favoriser le maintien à domicile. En décembre 2014, les Dossiers de l’Épargne ont d’ailleurs analysé 30 contrats d’assurance dépendance, sur plusieurs critères, tels que les tarifs, les prestations, les délais d’attente ou les conditions de souscription, afin d’exposer les meilleures assurances dépendance en 2014. Plusieurs contrats ont ainsi été récompensés par le label d’excellence et le label GAD, dont Allianz, Afer, Alptis ou encore GMPA.

Comme nous avons pu le voir, la dépendance peut perturber, voire même faire tomber dans la démence de nombreuses personnes âgées, et le vieillissement de la population française tend d’ailleurs à développer ce phénomène dans les années à venir. Alors si vous connaissez une personne dans ce cas, n’hésitez pas à lui apporter votre aide, car ce qui ne paraitra rien pour vous, représentera beaucoup pour elle !

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