Un conseil, un renseignement
03 21 99 20 76
du lundi au vendredi 9h/12h - 14h/17h

13 idées reçues sur les fuites urinaires

Les fuites urinaires sont souvent mal vécues. Ce trouble handicapant qui touche en France 3 millions de personnes reste malheureusement souvent tabou. Comme toujours, l’ignorance et le dénie donnent lieu à de nombreuses idées reçues. Tour d’horizon de ces affirmations infondées et des réalités qui peuvent vous permettre de mieux aborder ce problème et trouver les bonnes solutions.

L'incontinence est une affaire trop intime pour en parler à son médecin

Rien n’est trop intime pour un médecin qui de plus est tenu au secret médical. Les fuites urinaires n’ont rien de honteuses et sont traitables à condition d’être appréhendées par un professionnel de santé qui saura prescrire le traitement adapté. Ne laissez surtout pas ce problème vous gâcher la vie et vous couper d’une vie sociale et familiale normale. L’isolement est source de dépression, ne rentrez pas inutilement dans une spirale destructive pour un trouble tout à fait traitable.

Mon médecin traitant n’est pas qualifié pour traiter ce problème

Evidemment faux ! Votre médecin généraliste est incontournable, il vous connaît et est votre premier interlocuteur en matière de santé. Sachez aborder le problème avec votre médecin traitant et dialoguer avec lui. Il saura vous orienter selon son diagnostic vers un urologue, un gynécologue, un urodynamicien ou un neurologue pour affiner celui-ci et mettre en place un traitement adapté à votre cas.

Cela ne concerne que les femmes

Bien que plus rare, l'incontinence de l'homme existe pourtant bel et bien. Elle concernerait 337.000 hommes au quotidien. Les hommes sont moins sujets aux problèmes de fuites urinaires du fait d’un système urinaire plus long et marqué par un muscle sphincter particulièrement puissant. Chez l’homme, les fuites urinaires peuvent être la conséquence de troubles prostatiques.

Seules les personnes âgées sont concernées.

C’est évident faux ! Si la grossesse et l’accouchement peuvent affecter le plancher pelvien, cette atteinte n’est pas systématique et ne constitue pas la seule cause des fuites urinaires chez la femme. En outre, une rééducation post-natale du périnée fera disparaître les symptômes.Si la prévalence de l’incontinence urinaire augmente effectivement avec l’âge, les études démontrent toutes que le problème concerne toutes les tranches d’âge. Ainsi, 50% des jeunes femmes sont sujettes à des fuites sporadiques à l’effort. Loin de toucher massivement les personnes âgées, l’incontinence urinaire affecte surtout les femmes entre 45 et 65 ans. Elles seraient 2,5 millions à être concernées par ce problème qui s’installe au moment de la ménopause lorsque les modifications physiologiques affectent le contrôle de la vessie.

L’incontinence est une conséquence normale du vieillissement

Heureusement, les fuites urinaires ne font pas partie du processus normal de vieillissement. Elles ne sont donc pas systématiques et elles constituent un dysfonctionnement qui doit faire l’objet d’une prise en charge médicale quel que soit l’âge de la personne concernée. On estime que les troubles de l’incontinence concernent une femme sur trois et un homme sur dix de plus de 70 ans.

Le sport et la danse intensive favorisent les fuites urinaires

Faux. L’activité physique, notamment celle qui fait retomber sur ses pieds, agit comme un révélateur du problème mais n’en constitue jamais la cause. Il s'agit la plupart du temps d'incontinence d'effort due au fait que les muscles qui commandent la vessie sont moins forts que ceux qui poussent dessus. Ce type de fuite urinaire est corrigé chez la femme par une kinésithérapie appropriée du périnée.

Il n’y a rien à faire pour lutter contre les fuites urinaires

Dans de nombreux cas, l'incontinence urinaire peut être guérie ou tout au moins réduite de façon importante. Le trouble est désormais bien connu autant chez la femme que chez l’homme et il existe aujourd’hui de nombreuses solutions pour le traiter. Selon les cas, la rééducation périnéale, certains médicaments et parfois une intervention chirurgicale apportent de très bons résultats.

Boire moins limite les risques de fuites urinaires

Surtout pas ! L’hydratation est un besoin physiologique vital et la limiter peut avoir des conséquences très graves. En outre, une sous hydratation tend à charger l’urine et offre un terrain propice aux infections urinaires qui accroissent les risques d'incontinence.

L’incontinence révèle une maladie grave

Heureusement les fuites urinaires sont la plupart du temps liées à un problème mineur et traitable. Il n’en demeure pas moins qu’elles peuvent être la conséquence d’un souci plus sérieux, notamment de prostate chez l’homme. Au-delà de l’inconfort qu’elle engendre et de la nécessité de le corriger en consultant son médecin, il est toujours plus rassurant de vérifier avec ce dernier quelle est la nature exacte du problème.

L’incontinence est toujours la conséquence d’un dysfonctionnement physiologique

Faux. La dépression, l’anxiété et le stress sont des causes notoires des fuites urinaires. Des causes psychologiques sont fréquemment relevées dans la perte de contrôle de la vessie. Parmi celles-ci, le veuvage et les conflits de couples peuvent amener à un tel renoncement qu’il débouche sur une incapacité à contrôler son corps et l’installation d’un terrain propice à l’incontinence.

L'intervention chirurgicale est incontournable pour résoudre les problèmes d'incontinence

C'est totalement faux ! L'intervention chirurgicale n'est pas forcément nécessaire pour traiter les problèmes de fuites urinaires. Il existe d'autres solutions que vous pourrez explorer en cas d'incontinence. Sachez que cette dernière peut résulter uniquement à de mauvaises habitudes de vie ou encore des médicaments inadéquats. Une raison de plus pour consulter un médecin et établir un diagnostic précise. L'intervention chirurgicale ne pourrait avoir lieu que si les autres solutions sont insuffisantes.

L'incontinence est un signe d'affaiblissement physique

L'incontinence urinaire ne pourrait être considérée comme une maladie. On peut l'associer plutôt à un symptôme relatif aux troubles physiques comme la difficulté à maîtriser sa vessie ou ses sphincters. Cela peut aussi être un symptôme du manque de tonus du plancher pelvien ou lié à un trouble de transmission des influx nerveux entre la vessie et le cerveau. L'incontinence urinaire peut donc se manifester à tout âge. Par contre, l'affaiblissement physique entraîne une dégénérescence du cerveau, ce qui ne fait qu'aggraver les fuites urinaires. Cela s'explique par le fait que la diminution ou la perte des facultés cognitives d'un individu peut réduire son autonomie et favoriser l'incontinence.

Modifier mes informations
Veuillez saisir votre email. Après validation vous recevrez un mail contenant la marche à suivre pour modifier vos informations
IMPORTANT : les champs suivis d'une astérisque * sont obligatoires