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Le pacemaker vésical contre l'incontinence

L'incontinence urinaire est un trouble du rapport entre l'action du système nerveux (qui commande ou retient la miction) et les différents muscles liés à l'urine, que sont le sphincter urinaire et la vessie. Cela se traduit par une incapacité à maîtriser son envie d'uriner, et par des fuites qui peuvent être désagréables, honteuses, voir traumatisantes.

De nombreux traitements ont été mis en place pour soigner ce trouble, par des médicaments ou même par la chirurgie, avec par exemple un élargissement de la vessie grâce au prélèvement d'une partie de l'intestin, mais malgré le large panel de solutions proposées, certains patients ne voient pas leur problème d'incontinence se résorber. Heureusement, une nouvelle solution a émergé récemment.

Le pacemaker vésical : fonctionnement

Le pacemaker vésical consiste en une neuromodulation (processus de régulation de plusieurs classes de neurones) des racines nerveuses sacrées. Ce traitement n'est pas appliqué en premier lieu, il n'est envisagé que lorsque les solutions de base médicamenteuses sont mal supportées.

Cette neuromodulation consiste à fixer sur l'os du sacrum une électrode reliée à une pile, afin d'envoyer à destination du nerf sacré des décharges de moins de 2 volts qui vont agir sur les nerfs qui contrôlent la vessie. Ces petites impulsions électriques ne provoquent pas de gêne, tout au plus un léger picotement auquel on s'habitue rapidement. Selon les circonstances et la volonté du patient, il est possible de faire varier l'intensité du courant. Le boîtier qui sert de support est implanté dans le corps du patient.

Le pacemaker vient jouer un rôle au niveau neurologique. Lorsque les messages nerveux sont mal transmis du cerveau à la vessie, on parle de vessie neurologique. Le pacemaker intervient donc dans les cas où il n'existe plus de communication fiable entre le système urinaire et le système cérébral.

Le suivi médical avec un pacemaker

Une fois le dispositif installé, le patient doit respecter un certain nombre de formalités, et inscrire le nombre de verres bus, le nombre de mictions et leur fréquence jour après jour. Faire cela permet d'observer semaine après semaine les progrès, et on adapte alors en conséquence l'intensité du courant.

Si les progrès vont dans le bon sens du terme, il se peut que le boitier du pacemaker soit retiré. Cependant, le suivi médical doit se poursuivre et ces annotations doivent continuer après le retrait de l'électrode. Il s'agira alors de vérifier que le traitement a bien eu des effets positifs sur la durée.

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