Un conseil, un renseignement
03 21 99 20 76
du lundi au vendredi 9h/12h - 14h/17h

Prévention de l'incontinence chez les personnes âgées

L'incontinence urinaire concerne près de trois millions de Français. Pourtant, loin d'être une fatalité, on peut aisément la prévenir.

Les urologues s'efforcent ainsi de ne plus en faire un tabou et de prodiguer les meilleurs conseils pour vivre sans incontinence urinaire ou tout au moins pour en atténuer les effets.

Incontinences urinaires, c'est quoi?

Tout d'abord, l'incontinence urinaire se manifeste par la perte incontrôlée d'urine, d'où l'expression, "fuites urinaires". Elle peut survenir à tout moment, que ce soit de jour ou de nuit, en pleine activité ou au repos.

Elle ne constitue pas en soi une maladie, mais plutôt le signe précurseur d'autres troubles physiques.

L'idée reçue selon laquelle elle ne concerne que les femmes âgées est complètement fausse. Mais il est vrai que les femmes, pour des raisons anatomiques, sont plus sujettes aux incontinences urinaires.

Les causes

L'incontinence urinaire revêt différentes formes, avec des causes variées, en commençant par le relâchement du périnée. Il survient avec l'âge, mais il peut aussi être causé par les grossesses et les accouchements par voie basse.

Il y a aussi la descente de la vessie, qui ne peut plus être supportée par ses tissus de soutènement, à la tonicité est amoindrie. Chez les hommes, l'incontinence urinaire est souvent provoquée à la suite d'un trouble lié à la prostate.

Certaines maladies chroniques peuvent également porter atteinte aux muscles constituant la vessie. Il en est de même de certains traitements médicamenteux.

Le degré de gravité

L'incontinence urinaire peut ainsi engendrer un handicap plus ou moins important suivant son degré de gravité. Ainsi, l'ANDEM a mis en place un tableau d'évaluation du niveau de handicap urinaire selon la forme d'incontinence.

Pour l'incontinence urinaire liée à l'effort, le handicap atteint le niveau 3, niveau le plus élevé, lorsque la personne fait face à des fuites au moindre changement de position. Il est de niveau 2 lorsque les fuites sont constantes à faible effort. Le niveau est à 1 s'il s'agit de fuites intermittentes.

S'il s'agit d'incontinence urinaire par impériosité, le handicap est de niveau 1 pour la personne qui a des fuites lorsqu'elle est sous l'effet d'un stimuli comme l'eau qui coule ou encore la simple pensée d'aller aux toilettes.

L'incontinence engendrera un handicap de niveau 2 si la personne observe une fuite par semaine inférieure à 1 fois par jour en l'absence de tout stimuli. Il sera de niveau 3 lorsque la personne subit une incontinence urinaire au moins une fois par jour.

L'évaluation de l'ANDEM va plus loin en classant le handicap au niveau 3 lorsque la personne subit une énurésie permanente liée à une incontinence causée par d'autres facteurs que l'impériosité et à l'effort, lorsque les fuites surviennent au moins 5 fois par nuit ou pour plus d'une miction toutes les demi-heures, accompagnées de douleurs violentes. Le niveau 3 de handicap est aussi atteint lorsque la personne ne peut plus se passer de cathéter pour évacuer son urine.

Pour éviter d'en arriver là, il faut donc penser à adopter des gestes simples, mais fort utiles pour lutter contre l'incontinence urinaire.

Les solutions

La première précaution à prendre est de surveiller son indice de masse corporelle. Si celui-ci est supérieur à 25, cela signifie que la vessie risque d'être comprimée par la surcharge pondérale et de supporter plus de poids que la normale.

Ensuite, le périnée mérite d'être préservé. Pour ce faire, il faut éviter les charges et les actions qui exigent de pousser régulièrement. La constipation en fait partie. Il convient donc d'ajouter des fibres, des fruits et des légumes dans l'alimentation, car ces derniers favorisent la descente intestinale.

Les sports intensifs ne sont pas bon pour la santé et encore moins pour la vessie. S'il est bon de se muscler les abdominaux, il est déconseillé de trop faire appel à la sangle abdominale, au risque de devenir incontinent.

On ne le dira jamais assez, le tabagisme et l'alcool entraînent de nombreux problèmes de santé et l'incontinence urinaire en fait partie. La cigarette peut causer des toux fréquentes, mauvaises pour l'élasticité du périnée tout en agissant sur la tonicité des muscles et sur la microvascularisation. Il en est de même des boissons alcoolisées.

Les boissons contenant de la caféine et de la théine sont également pointées du doigt, car elles accentuent l'envie d'uriner. S'il faut boire, il n'y a pas meilleur que l'eau, à raison d'1,5 litres par jour pour éviter une urine trop concentrée dans la vessie. Ce serait la voie ouverte à toutes sortes d'irritation.

Ensuite, il y a le stress, à éviter absolument, car il favorise l'accumulation d'urine dans la vessie tout en stimulant le système nerveux autonome. Ce dernier vient ensuite accentuer l'envie pressante d'uriner.

Enfin, pour les femmes parturientes, il est conseillé de faire une rééducation du périnée. Les femmes sont en effet nombreuses à vivre une incontinence urinaire à la suite d'un accouchement. Heureusement, il s'agit d'un dysfonctionnement réversible.

Ce sont donc les principaux soins à apporter pour éviter les troubles de la vessie.

Ils sont simples à appliquer et évitent de recourir à des médicaments contre l'incontinence qui ne rentrent plus dans le cadre d'une prévention, mais d'un traitement, plus drastique et plus contraignant.

Modifier mes informations
Veuillez saisir votre email. Après validation vous recevrez un mail contenant la marche à suivre pour modifier vos informations
IMPORTANT : les champs suivis d'une astérisque * sont obligatoires